Colombie – partie 4

Holá compañeros ! Salut à tous !

Après avoir quitté nos amis suite à 1 mois d’aventures éprouvantes, il est temps de nous poser à Bogota pour remettre un coup de frais à notre maison roulante qui a bien morflé sur les terribles pistes colombiennes ! Nous avons la chance d’être accueillis chez Maud, dont nous vous avons déjà parlé à 2 reprises. Vous vous souvenez ? Non ?!? On vous rafraichit la mémoire : la première fois, ce fut une rencontre sportive sur la longue ascension vers le lac Alakul, au Kirghizistan. Puis, le hasard faisant souvent bien les choses, nous nous sommes retrouvés complètement fortuitement sur la place de Kampot, au Cambodge. Là, c’est dans son coquet appartement de Bogota où elle travaille depuis 7 mois qu’elle nous reçoit. Nous profitons de ce confort et du four pour se concocter de bons petits plats français et passer de belles soirées !

Hugo se met en quête d’un garage et de pièces pour réparer le véhicule. Comme d’habitude, la chance nous sourit et il fait la rencontre de Ricardo, un colombien francophone qui possède un atelier où il stocke d’énormes caravanes américaines qu’il loue au cinéma colombien. Ils sympathisent très vite et Ricardo invite Hugo à installer notre véhicule dans son atelier et lui permet de surcroit, d’utiliser tout son matériel pour les réparations. Une aubaine !

1ère étape : bilan des dégâts : -2 trous dans le plancher dus au frottement des roues

– un trou dans l’angle arrière gauche de la cellule du à notre dernier embourbement au Nevado Ruiz

-2 lanterneaux qui fuient

-du jeu dans les roulements du train avant + des silentblocs usés

-un frein à main desserré

2ème étape : réparations : retrait des réparations de fortune, nettoyage et rebouchage des trous, renforcement des zones fragiles, changement de toutes les cornières pour des nouvelles en alu peintes à la peinture électrostatique, changement des silentblocs, serrage du frein à main et condamnations des lanterneaux en attendant de pouvoir les changer au Chili ou en Argentine. Après une dizaine de jours de boulot, notre maison roulante est comme neuve !

En parallèle, nous faisons connaissance avec Ana Maria, Benjamin et Emilio, la femme et les enfants de Ricardo. Nous sommes invités à passer du temps dans leur belle maison et Léon est ravi de jouer avec des nouveaux copains !

Nous profitons aussi des sorties à Bogota. Le musée de l’or d’abord, pour découvrir les cultures précolombiennes du pays et leur incroyable savoir-faire d’orfèvres…

…puis l’exposition Bodies mondialement célèbre pour ses corps réels conservés grâce à une technique de plastification et exposés à des fins d’études anatomiques. Le parcours est vraiment intéressant et ludique.

Il est temps à présent pour nous de quitter la capitale pour retourner vers notre vie de nomade et nos bivouacs sauvages. Nous quittons Maud lors d’une dernière soirée, l’occasion pour nous de la remercier mille fois pour son hospitalité ! Le destin est avec nous, c’est sûr, on se reverra vite ! Mais à peine quitter Bogota, des jeunes tentent de nous voler notre roue de secours sous le véhicule. Puis une centaine de kilomètre plus loin, on constate une fuite au niveau du réservoir. On file chez le garagiste d’en face qui découvre que la fuite vient du tuyau d’arrivée au réservoir. Il opère une réparation sommaire pendant que Léon s’amuse dans la vieille Jeep abandonné du garage…

Nous reprenons la route et parvenons enfin à l’entrée du désert de Tatacoa. Nous amorçons la route du nord par une série de tunnels sombres et austères avant de déboucher au dessus de l’immense fleuve Magdalena puis sur un paysage qui devient rapidement aride.

Nous passons la nuit sur le terrain d’un local qui a aménagé un bain de boue ainsi qu’une jolie piscine naturelle dans le désert. Une halte vraiment sympa !

Nous suivons une  boucle à travers une zone aride ne croisant en guise de végétation, que quelques jolis coussins de belle mère en fleur…

Puis nous allons nous balader au milieu de beaux paysages formés par l’érosion des roches, grises d’abord…

…puis rouges…

Nous quittons le désert et roulons plein sud en direction de la source du fleuve Magdalena dont nous suivons les méandres.

Nous bifurquons à présent vers l’ouest pour nous élever vers les régions montagneuses où vivent les indiens Tierradentro.

La vie est ici très traditionnelle. Les maisons bien souvent en terre crue surplombent des cultures à flanc de falaise. L’église du village revêt un style lui aussi très particulier.

Après une belle grimpette, nous découvrons les superbes vestiges des ancêtres des locaux. Pour cela, nous descendons sous la terre par d’impressionnants escaliers taillés dans la roche et atteignons des tombeaux ornés de fresques et de gardiens taillés dans les piliers de soutien.

Un peu plus loin, nous découvrons aussi de mystérieuses statues semblant représenter des chefs amérindiens dans leurs parures de cérémonie.

Nous poursuivons la route vers l’ouest et parvenons au village de Silvia, où se déroule chaque mardi un marché qui attire toutes les populations indigènes des alentours qui viennent vendre leurs produits vêtus de leurs tenues d’apparat !

Légumes, légumineuses, viandes, blocs de panela, tissages, chapeaux… on trouve de tout et de qualité !

Le soir, nous sommes hébergés sur le terrain de Théo. Sa famille et lui ont investi il y a peu dans un camping et commence à organiser des tours pour rencontrer les populations indigènes vivant aux alentours et découvrir leur mode de vie. Ils proposent aux voyageurs comme nous de camper gratuitement au milieu de ses chevaux. Nous avons la chance de pouvoir profiter d’une belle soirée avec ses clients autour du feu et en musique !

Pour les remercier de leur initiative, nous décidons de rester un jour de plus et Hugo abat un sacré boulot dans le pick-up de Théo qu’il souhaite aménager pour transporter les touristes. Théo nous conduit par la suite dans la plantation de physalis d’une famille d’indiens vivant perchés dans les collines. Léon s’éclate à la récolte et mange évidemment autant de fruits que ce qu’il en met dans le sac ! Un grand merci à cette jolie famille pour leur accueil chaleureux. Nous leur souhaitons tout le meilleur dans leur projet !

Nous poursuivons en direction de Popayan. Là, Juan Diego, un client de Théo avec qui nous avons sympathisé nous invite à le rejoindre dans la belle maison de campagne de sa maman. L’endroit est un vrai petit paradis et nous sommes reçus comme des rois par Martha et ses sœurs ! On se sent très vite à l’aise ici et on enchaîne les soirées et les repas de famille sans plus pouvoir partir. Ballades, activités, rencontres d’autres enfants, farniente… On est bien !

On en profite pour acheter un nouvel appareil photo (pour remplacer le précédent voler par l’ELN), que nous trouvons d’occasion non loin de là. Hugo s’empresse de le tester lors des magnifiques nuits de pleine lune qui nous sont offertes…

Nous arrivons à expiration de notre « visa » colombien et nous nous devons de quitter ce havre de paix dans lequel nous avons partagé de beaux moments avec cette famille que nous remercions mille fois pour leur gentillesse. Mais les réseaux colombiens sont vastes. Et en route, vers la frontière, nous sommes invités à une nouvelle halte à Pasto, dans la famille d’Andres, le neveu de Martha. Lui et sa femme Claudia nous reçoive dans leur appartement où nous passons de bons moments à cuisiner.

Léon est ravi de faire la rencontre de Juan-Andres et Juan-Martin, leurs deux enfants. Ensemble nous allons passer une après-midi à la lagune de la Cocha, sous un crachin normand… Ici aussi, l’accueil est chaleureux et on se sent bien ! Mais le temps presse et il est impératif que nous sortions du territoire. Nous quittons donc cette adorable famille avec un petit pincement au cœur. Merci pour tout et au plaisir de vous recevoir dans notre douce France…

Avant de nous rendre à la frontière, nous faisons un dernier arrêt à la cathédrale de Las Lajas, une belle bâtisse de style gothique construite à flanc de canyon.

L’occasion de rencontrer nos premiers lamas, tristement affublés d’un costume un brin ridicule…

Nous atteignons la frontière haut perchée d’Ipiales, séparant la Colombie de l’Equateur. Alors que nous faisons nos démarches avec une toute relative facilité, nous assistons, impuissants, au triste « spectacle » des milliers de Vénézuéliens amassés là dans l’espoir d’un passage vers une vie meilleure, fuyant la crise terrible qui frappe leur pays. Quelques associations d’aide humanitaire sont représentées mais on se demande comment tous ces gens peuvent résister au froid mordant qui règne ici durant la nuit…on se sépare de quelques couvertures pour leur venir en aide

Nous voici arrivés au terme de 3 mois de découverte de la Colombie, 3 mois plein de contrastes et d’émotions. Des chaleurs tropicales suffocantes de la côte Caraïbe au froid piquant des glaciers andins… De la végétation luxuriante de la jungle à la faune colorée, aux paramos à la végétation rare et basse… Des frissons des mauvaises rencontres à la joie de retrouver nos amis et de s’en faire de nouveaux…  Pays de contraste et de fête, la Colombie restera pour sûr, un moment marquant de notre voyage !

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