Géorgie – partie 2

Gamarjoba !

Le 14 mars 2017, nous entrons à nouveau en Géorgie pour visiter la région viticole du Kakheti avant de nous rendre en Azerbaïdjan.

Le printemps s’est installé. Le soleil est de sorti. Les arbres sont en fleurs. C’est le temps des semis !

En route vers l’est de la région, nous traversons les grandes plaines du pays qui ont comme un air d’Asie Centrale. On s’installe dans ces verts pâturages, et profitons du beau temps et de la tranquillité des lieux pour attaquer un grand nettoyage/bricolage de printemps ! Hugo invente un système d’isolation sous notre sommier pour régler un problème d’humidité toujours présent. Et ça marche !

Nous roulons ensuite vers une zone semi-désertique au sud, frontalière de l’Azerbaïdjan. Le lieu est sauvage. Le décor est lunaire. En toile de fond, la chaîne enneigée du Caucase… Magnifique !

On expérimente les sentiers improvisés dans les champs. Hugo se fait quelques frayeurs dans les dévers…

On atteint le complexe monastique de Davit Gareja. Logé tout au bout du pays, cet ensemble de 15 monastères fondé au 6ème siècle offre un panorama féerique ! Lavra, l’édifice principal, est à nouveau occupé par les moines depuis la fin de l’ère soviétique.

Un sentier ardu conduit derrière la colline au monastère d’Udabno. Il se compose de nombreuses grottes hébergeant à l’époque des moines ermites.

Ces abris troglodytes sont creusés le long d’impressionnantes falaises donnant sur les plaines d’Azerbaïdjan. Les frontières n’étant pas parfaitement délimitées, on partage notre chemin avec des gardes frontières des deux nationalités patrouillant, fusil à l’épaule…

Un demi-tour s’impose et nous reprenons la route vers l’est.

Nous amorçons une nouvelle descente vers le sud pour nous rendre au parc national de Vashlovani. Nous longeons les plaines cultivées avant d’atteindre les terres sauvages.

Le parc de Vashlovani se situe sur un territoire qui fut, il y a des millions d’années, une mer reliant les actuelles mers Noire et Caspienne. On serpente entre les canyons de sédiments comme si l’on marchait au font d’un océan…

L’endroit est complètement sauvage, dépourvu d’activité humaine ce qui en fait un lieu de résidence privilégié pour les ours, les loups, les lynx, les vautours, les aigles, les gazelles (récemment réintroduites) et même un léopard aperçu ici à plusieurs reprises et qui semblerait être arrivé d’Iran.

Après 3 jours d’immersion, retour à la vie « civilisée ». Alors que l’on quitte difficilement le parc par un sentier chaotique où l’on se fait franchement peur, on croise un groupe d’homme qui coupe du bois au bord du chemin. Ils nous arrêtent pour nous saluer et nous demander si nous avons un peu de pharmacie à leur dépanner. L’un d’entre eux s’est fait une vilaine entaille à la main avec sa machette. Heureux qu’une infirmière équipée de matériel soit tombée du ciel, nous sommes invités l’après-midi même à partager un repas et « un » verre avec eux.

On sympathise vraiment avec cette communauté arménienne (installée ici suite au génocide arménien du début du XXème siècle pour certain, et au conflit du Nagorno-Karabagh des années 90 pour d’autres) et sommes invités par Vasso et Nano à passer la nuit chez eux. La soirée entre amis est haute en couleur. Hugo est initié à la cérémonie du vin en Kakheti. On mange, on boit, on chante, on rit…

Léon est au paradis dans cette grande ferme au milieu des poulets, des moutons et des porcelets. Comme toujours, il est chouchouté par tout le monde. En fait, on se sent tous bien ici et la famille n’a pas vraiment envie non plus de nous laisser partir. Du coup, on reste encore un peu, le temps pour Nano, Suzi, sa fille, Milena, sa belle-sœur et Nara, son amie, d’apprendre à Elo à faire les khinkali, ces jolis « raviolis » géorgiens.

C’est avec émotion que nous quittons ce chaleureux foyer (nous avons besoin d’internet rapidement pour demander nos visas Azerbaidjanais en ligne). En peu de temps, et malgré la barrière de la langue, nous avons créé des liens forts avec cette famille généreuse et démonstrative ainsi qu’avec leurs amis. Un grand merci à tous pour votre accueil et votre amitié !

Nous profitons encore un peu de la campagne pour nous rendre au canyon des aigles. Superbe balade survolée par les rapaces et les cigognes noires.

A Sighnaghi, on arpente les ruelles d’un joli village médiéval fortifié perché au sommet d’une colline.

Avant de quitter définitivement la Géorgie, nous passons nos derniers jours dans le parc national de Lagodekhi. Malgré le mauvais temps, on se faufile entre les gouttes pour parcourir quelques kilomètres des randonnées balisées du parc. Léon atteint maintenant son 1er kilomètre haut la main !

Lors de notre dernière soirée dans le pays, on fait une rencontre un peu…incongrue ! Sansé nous invite à passer la nuit dans sa petite cahute campagnarde. On ne sait pas encore que nous venons de faire connaissance avec le « Chuck Norris » géorgien. A 50 ans, cet ancien instructeur militaire voue un culte à son corps et à sa santé et il exhibe volontiers des photos de ses « biscotos » pris sous tous les angles. Merci à toi de nous avoir accueilli et pour ton invitation à la formation future de Léon…

Et voilà ! Il est l’heure pour nous de quitter la Géorgie. Nous partons avec l’envie de revenir un jour. « Revenez en été », nous assènent tous les habitants. Profiter des côtes de la mer Noire, ascensionner les hauts pics de ce magnifique Caucase aux neiges éternelles, apprécier la douceur de la campagne mais surtout revoir toutes ces belles personnes que nous avons rencontré et goûter encore à l’hospitalité exceptionnelle de ce peuple.

Didi madloba ! Nakhvamdis !

2 Des réflexions sur “Géorgie – partie 2

  1. Je sais que je me répète mais ce n’est rien, je suis toujours et encore admirative de votre immense faculté à créer autant de contacts, de vous familiariser aussi vite avec les langues (sans doute même les dialectes) et les différentes personnes toutes aussi sympathiques, conviviales et attachantes. En plus vous connaissez toujours tous les prénoms et tous les liens qui unissent vos hôtes, Wouaw.
    C’est génial

    • Salut Carole,

      Ça nous touchent beaucoup que tu nous suivent toujours avec tant d’attention. Nous réalisons la chance que nous avons de rencontrer autant de personne, c’est ce qui fait la richesse de notre voyage.
      Nous espérons que tout vas bien en Haute-Savoie et que tu profite de ton statue de mamie
      Gros bisous a toute la famille

      ps: désolé pour la réponse a retardement, on a plus beaucoup accès a internet en Asie centrale

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