Corée du sud

Salut à tous ! An-nyeong ha-se-yo !

Le 2 novembre, après une quinzaine d’heures éprouvantes pour nos estomacs de marins d’eau douce, nous posons le pied sur le sol Sud Coréen. Pour la première fois, on enfile nos back-packs et partons à pied à la découverte de la région du Gangwon-Do. Au sud de Donghae, on tombe sous le charme des côtes découpées et des eaux turquoise du Chuam Chotdaebawi (rocher de la bougie). Le contraste avec les paysages et le climat des ces dernières semaines est saisissant !

Après un petit trajet en autostop et une déconvenue de couch surfing, on se cherche un hôtel abordable. On jette notre dévolue sur un de ces fameux « love hotel » coréens dédiés principalement aux amoureux illégaux et aux jeunes couples vivant chez leurs parents en recherche d’intimité… Pour le repas, ce sera soupe de nouilles déshydratées pour tout le monde. Korean Style !

Dès le lendemain, on affronte l’épreuve des transports en commun pour nous rendre dans la vallée de Mureung.

C’est là que nous découvrons les magnifiques couleurs de l’automne coréen…

On admire aussi les petits temples (un peu trop restaurés à notre goût) lovés au creux des vallées.

Après s’être rendus à deux jolies cascades, on empreinte une série d’escaliers vertigineux et interminables pour arriver devant un panorama superbe.

On est amusés par les petites manies des coréens très sportifs. Equipés de la tête au pied de tenues de grandes marques flambant neuves et de baskets blanches immaculées, ils prêtent bien attention à ne surtout pas quitter les sentiers (tous bétonnés) et à se passer un coup de soufflette en sortant pour évacuer les quelques grains de poussières amassés…

On reste aussi surpris de découvrir que la randonnée ne rime pas pour les locaux avec déconnexion ! L’accès au wifi est disponible gratuitement presque partout dans le pays et même en pleine forêt !!!

Après une nouvelle nuit à l’hôtel, on embarque dans un bus qui nous conduit jusqu’à Gangneung puis au parc national d’Odaesan où nous suivons la vallée à travers le feuillage chamarré. Les temples de Sangwon Sa, harmonieusement installés dans la forêt, sont vraiment mignons.

Les journées sont bien remplies et Léon démontre une endurance incroyable. Il nous prouve aussi que comme toujours, il s’adapte à tout. Il profite donc des trajets de bus pour faire ses petites siestes dans les bras de papa et maman…

Toujours en galère de logement et à nouveau déçus par le système de « couch-surfing », on fait appel à l’aide de nos amis les Globetruckers (sixglobetruckers) qui sont à Gangneung. Des « squatters » coréens se sont aussi invités à la fête et c’est à 12 que nous mangeons dans leur cellule ce soir là ! Record battu… Un grand merci à vous pour votre accueil les amis !

Le lendemain, en route vers Sokcho, on s’arrête au temple de Naksansa qui surplombe la mer. Bien qu’assez esthétique, on est à nouveau un peu déçus par l’aspect trop neuf et bigarré de ces lieux de culte semblant être devenus plus folkloriques que sacrés…

On est effectivement surpris d’apprendre que la religion dominante est aujourd’hui le christianisme. Finalement, lorsque l’on voit les manœuvres de prosélytisme déployées par l’Eglise à grand coup de publicités, croix géantes lumineuses, invitations à des réunions et même distribution de goodies » à l’effigie de Jésus, on ne peut que comprendre l’origine de cette conversion…

Après une bonne trotte depuis le port de Daepohang, nous arrivons sur les plages de Sokcho puis en ville, où nos déambulations nocturnes à la recherche d’une nuit à petit budget sont récompensées par de jolis panoramas sur la ville au port enclavé.

Dès le lendemain, c’est reparti pour une rando au célèbre parc national de Seoraksan. Les érables et autres essences se sont parés de leurs plus belles teintes et l’entrée dans le parc, malgré l’affluence, est assez spectaculaire…

Le temple de Sinheungsa est vraiment mignon et on assiste à de beaux offices à l’ambiance mystiques tenus par les moines bouddhistes.

Avec Dustin et Eda, un couple d’allemand étudiants à Taïwan rencontré sur place, on affronte l’ascension du rocher Ulsan Bawi. Il faut avoir le cœur et les poumons bien accrochés. Mais rien n’arrête les randonneurs coréens de tout âge !

Léon se régale à observer les jolis écureuils en pleine préparation de leurs réserves hivernales.

Pas encore rassasiés, on entame une deuxième marche qui longe une petite vallée et nous conduit à de nouvelles cascades.

Ce soir là, la chance nous sourit enfin et nous sommes accueillis par Youngnam et son mari pour une soirée couch-surfing grand luxe ! Notre hôte nous fait l’honneur d’un véritable festin à base de cuisine coréenne !

Institutrice, elle nous invite le lendemain à venir partager un chouette moment avec ses élèves dans sa classe. Un grand merci à tous les deux pour votre accueil et votre gentillesse.

Le lendemain, on part se promener à Gangneung où l’on découvre le joli musée de l’Ojukehon. La ballade longe le Gyeongpoho, un petit lac à l’intérieur de la ville. On découvre des lotissements paisibles entourés d’immenses potagers et même quelques rizières. Certaines maisons ont conservé leur architecture traditionnelle.

Au détour d’un chemin, on est invités par des femmes qui, comme beaucoup de coréens, font sécher des kakis le long de leur maison. On est surpris par le contraste entre l’hyper modernité des centres villes, des voitures, des appartements, de la technologie, et le traditionalisme pourtant préservé dans leur mode de vie, particulièrement à la campagne.

On parvient à trouver un resto pas trop cher pour changer de nos ramen industrielles et de nos sandwichs triangles. Et on se régale ! La nourriture coréenne est vraiment excellente.

Nous passons la nuit en couch surfing dans la famille de Ji Yoon, à Donghae avant d’attaquer le lendemain, la visite de la ville. On commence par se rendre au superbe marché aux poissons. Avec 2 413 km de côté, la Corée du sud est un pays de pêche. Et les produits sont des plus frais !!! Ils arrivent par bateaux dans des bacs alimentés à l’eau de mer puis sont triés et transférés dans des remorques oxygénées avant d’être installés dans les bassins de vente, eux aussi alimentés à l’eau de mer. Le client choisit ses produits et les amène encore vivants à des découpeuses qui les transformeront en sashimi !

On assiste aussi à la vente aux enchères version asiatique, c’est à dire discrète ! Chacun met sagement son prix dans une petite boîte qu’il remet au responsable des enchères. Ceux-ci finiront dans l’un des très nombreux « raw fish restaurant » qui proposent de déguster tous les produits de la mer, crus ou cuits (80-120$),l’occasion ou jamais de tester une telle fraîcheur…

Nous nous engageons ensuite dans une grimpette vers les hauteurs de Donghae, à la rencontre de ses ruelles pittoresques et de son phare qui offre un chouette panorama sur les environs.

Les venelles sont recouvertes de jolis tags qui nous renvoient à l’ambiance de village du port de pêche.

On profite de notre deuxième et dernière soirée chez Ji Yoon, Chang Woo et leurs deux garçons Jae Hyeung et Si Hyeung pour leur concocter un repas français. Au programme : bœuf bourguignon, patates sautées et compotée de pomme à la crème fraîche, accompagné de vin français. Un petit craquage qui fait plaisir à tout le monde ! Merci à cette sympathique famille pour leur accueil. Léon a été ravi de pouvoir partager du temps avec 2 petits gars !

Il est temps pour nous d’aller embarquer sur l’Eastern Dream Ferry pour rejoindre notre maison roulante et voguer ensemble vers les côtes japonaises. L’heure aussi pour un bilan de cette semaine en back-pack bien remplie ! Exceptés les déconvenues de couch surfing et les petits stress de ne pas trouver de toit pour la nuit, il était agréable de bénéficier chaque soir d’un tel confort ! Cela a aussi été l’occasion de « forcer » la rencontre chez l’habitant, toujours vraiment sympa et enrichissante ! Mais la Corée du Sud n’est vraiment pas le meilleur pays pour les pack-packers à petit budget ! Le coût de la vie est très élevé et c’est un peu frustrant de ne pas pouvoir profiter de tout…

De plus, nous avons eu un sentiment général que tout était superficiel et surfait ici. Même les habitants, bien que souriants, généreux et agréables, basculent très facilement dans l’excès d’éclats de rire et de cris. S’en est parfois gênant voir effrayant…Malgré d’important risques sismiques et une menace nord coréenne continue, le pays semble lové dans un cocon de « mignon » (« cute » est le seul mot anglais que tout les coréens connaissent), de selfies, de peluches, de petits chats joueurs, de cartoons…

Nous avons souvent eu l’impression d’avoir atteris dans le monde des Bisounours !Tous les panneaux de signalisation (même ceux pour annoncer des dangers) sont faits sous la forme de nounours ou de personnages souriants et rigolos ! Rien de mal à cela, évidemment ! Mais juste un choc culturel énorme sortis de tout ce que l’on vient de traverser, une transition brutale mais nécessaire vers la suite de l’aventure !

A bientôt ! An-nyeong-hi-ga-se-yo !

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