Russie – partie 2

Dobre dien !

Nous entrons en Sibérie début octobre par la République de Bouriatie. Les steppes, les temples bouddhistes et la population locale ne nous dépaysent que peu de la Mongolie. Malgré tout, à Oulan Oude, architecture soviétique et monuments à tous les coins de rue nous rappellent le message : Bienvenue en Russie !

On fait un détour vers le lac Baïkal, le plus grand réservoir d’eau douce de la planète atteignant une profondeur maximale de plus de 1600 mètres ! Malheureusement, le beau temps n’est pas avec nous mais le froid ne nous empêche pas d’aller nous perdre dans ses forêts de mélèzes.

Demi-tour pour nous engager sur la (très très) longue route qui doit nous mener à Vladivostok d’où nous prendrons un ferry pour la Corée du Sud. C’est parti pour 3500 km de taïga un peu triste à cette saison… On affronte le froid qui s’est déjà installé pour aller crapahuter dans la forêt lors de nos pauses.

La route nous paraît bien monotone…

…les villages sibériens un peu tristes. Les petites maison et baraques en bois, installées sans harmonies dans des allées en terre, ne parviennent pas à créer un charme. L’arrière plan est assez sale. Les échoppes sont un peu déprimantes et peu fournies. Les habitants, bien que surement gentils, ne sont pas ce que l’on pourrait appeler chaleureux et accueillants… Ils sont même plutôt méfiants ! On a la sensation que la vie des villages n’est rythmée que par le passage régulier des wagons du transsibérien.

La neige puis le soleil arrivent en renfort pour égayer notre route.

On trouve quelques jolis bivouacs où on profite des lacs (déjà) gelés pour aller faire des glissades.

Et puis la bonne nouvelle, c’est l’arrivée de la famille des Globetruckers, des voyageurs croisés une première fois au Kirghizistan qui nous rejoignent pour partager notre route et embarquer sur le même ferry (plus d’infos sur eux ici sixglobetruckers) ! Le monde est vraiment petit !

On sympathise vite avec Nicolas et Johanna, ce couple franco-belge et Léon est trop heureux de passer son temps libre avec Arthaud, Albe, Colomban et Batille, leurs 4 enfants !

Nous partons visiter ensemble Blagovechtchensk, capitale charmante de l’Oblast de l’Amour. La vue sur le fleuve et la Chine voisine vaut vraiment le coup à la nuit tombée.

Lorsqu’il fait trop froid pour aller jouer dehors, les enfants se replient dans nos maisons roulantes. Ambiance colonie de vacances assurée !

Nous découvrons l’histoire étonnante de l’Oblast autonome juif créé par Staline en 1934 dans l’idée d’offrir la possibilité aux communautés juives d’URSS de s’exprimer en tant que « nationalité soviétique » mais aussi de peupler cette région tout en « éloignant en douceur » les intellectuels juifs du centre de la Russie. Malgré les vagues d’immigration, les juifs ne seront jamais majoritaires dans cette région.

Nous entrons en Extrême Orient. Khabarovsk est une ville verte située sur les rives du fleuve Amour. C’est aussi une des rares villes ayants conservé en partie son architecture historique plutôt Belle Epoque. Elle propose aussi des musées intéressants comme le musée ethnographique, vraiment bien pour les enfants !

Avant d’arrivée à Vladivostok, toute la joyeuse troupe fait un petit détour par le lac aux nénuphars, un peu fade à cette saison mais qui nous offre quand même un charmant bivouac.

A Vladivostok, chacun part s’affairer à ses obligations : démarches administratives avec la compagnie de ferry, courriers, récupération de notre Carnet de Passage en Douane (demandé un peu en urgence), nettoyage de la voiture (exigé par les autorités japonaises)…

C’est là que nous rencontrons Desh, un jeune originaire de la république de Touva ayant suivi ses études à Vladivostok. Il nous emmène découvrir la ville et nous accueille à bras ouverts chez lui pour quelques jours. Une pause confort et fiesta qui fait du bien !

Nous nous rendons au phare, observer le coucher de soleil derrière les caps, accompagnés par les phoques qui jouent autour de nous.

On est vraiment séduits par le centre ville en bord de mer et les points de vue des collines alentours. La visite by night vaut vraiment le coup d’œil.

On termine la ballade par l’oceanarium. Inauguré en 2016, c’est le deuxième plus grand au monde. On est tous ravis par cette belle découverte !

Il est l’heure pour nous de quitter notre ami et d’aller embarquer avec les Globetruckers pour une vingtaine d’heure de traversée jusqu’en Corée du Sud. Merci à toi Desh pour ton hospitalité et toutes ces conversations si intéressantes qui nous ont permis de lever un peu le voile sur la culture russe. Nous laissons la cellule ici pour une semaine et on se prépare psychologiquement pour une semaine en back-pack en Corée. Une nouvelle aventure commence !

Note aux voyageurs : Nous avons utilisé la compagnie de ferry DBS Cruise Ferry de Eastern Dream pour quitter la Russie et voyager jusqu’en Corée puis au Japon.

Nous vous mettons donc à disposition leurs tarifs officiels (2017) pour les traversées Vladivostok – Donghae (Corée du Sud), Vladivostok – Sakaiminato (Japon) et Donghae – Sakaiminato, ainsi que toutes les informations relatives à la traversée avec un véhicule d’overlander.

10 Des réflexions sur “Russie – partie 2

  1. Merci encore pour ce récit exaltant que je ne cesse de relire
    Mon projet du tour du monde en 4×4 dans 3/4 mois sera plus précis qd j’aurais peut être vendu mon cabinet de podologie
    À bientôt de vous lire
    Claude

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